Amakan
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Amakan


Amani Aka Ange dit AMAKAN, est un artiste peintre et graphiste ivoirien, né à Touba, en Côte d’Ivoire. Il est diplômé du Conservatoire Régional des Arts et Métiers d’Abengourou (CRAMA) et du Centre Technique des Arts Appliqués (CTAA) de Bingerville. A la fin de ses études, il a travaillé dans des agences de communication avant de se consacrer définitivement à sa réelle vocation picturale.

Amakan n’a pas eu une enfance facile. Il était sous l’oppression permanente de maladies « bizarres » dont il ignorait les causes. Impuissant physiquement face à cette altération de l’organisme, il cherche son équilibre dans la spiritualité et dans l’Art.

Ses motivations spirituelles portent sur l’introspection et l’intensification de l’expression personnelle, mais avec une approche existentialiste. A la composante spirituelle s’ajoute une interaction spontanée entre l’artiste, son matériau et son support d’expression. Dès lors, sa peinture se présente comme une découverte de soi. Ses tableaux proposent de vastes plages juxtaposées ou superposées de peintures vibrantes, éclatantes et lumineuses. Son désir de liberté lui donne le droit de faire des grattages, des balayages et du dripping.  La couleur est son « exutoire ».

Amakan est autant à l’écoute de son temps que de ses propres émotions intérieures. Ainsi en 2011, au lendemain de la crise post-électorale qu’a connu la Cote d’Ivoire, il pose une exposition solo dénommée : « Entre chaos et sérénité », une série dominée par des coulures de rouge et de noir, reflets d’une période extrêmement mouvementée dont l’artiste a su saisir l’âme dans ses oeuvres.

Après plusieurs expositions et résidences de créations, Amakan se situe dans un nouvel idéal, un « voyage spirituel » qui l’amène à explorer les contours du « voyage » qui pour lui, est bien plus qu’un simple déplacement d’un point de départ à un point d’arrivée. Il explore la dimension spirituelle d’une action qui pourrait paraitre banale tellement elle semble familière au langage humain.

Mais le questionnement qu’il établit est d’une toute autre approche : « je ne vois pas le voyage dans le mouvement de partir et de revenir. En ce qui me concerne, c’est le volet spirituel, la psychologie du voyage qui m’intéresse.

Bien que les expositions soient une sorte de perte d’intimité, d’abandon aux regards et aux jugements des autres, Amakan y trouve un prolongement de son espace mental, son état d’esprit vers la consécration à une activité artistique, visuelle. Une forme de résistance art-thérapeutique.

Amakan participe régulièrement à des expositions et ateliers d’échanges en Côte d’Ivoire, en Norvège, en Suisse, au Burkina Faso et au Sénégal. Ne dit-on pas que « exposer c’est s’exposer » ? Pour Amakan, exposer procure le salut. Et il a bien raison, ce nouveau « prophète » de la peinture ivoirienne.

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