Mascott Mbemba
Mascott Mbemba

Mascott Mbemba

Né à Kinshasa la capitale de République Démocratique du Congo, Mbemba Boaz est un artiste visuel qui a visité furtivement l’Institut des beaux-arts de Kinshasa en 2013, après avoir obtenu son certificat d’études primaires. Autant que la majorité des jeunes de son pays, il s’est donné dans l’art pour se permettre de nouer les deux bouts de la journée. Œuvrant dans une scène artistique où le marché de l’art reste inexistant, ce jeune artiste s’est recherché et arrive petit à petit à se forger une identité artistique tant plastique que conceptuelle.

 

Dès son bas age, Mbemba reproduisait les personnages des dessins animés qu’il voyait à la télévision ; quelque temps après il côtoyer un artiste de sa ville natale qui n’hésitera pas à lui montrer les a-b-c de l’art pictural et les notions sur le domaine artistique en général. Au début, comme tout apprentis, il s’exerça dans la ligné de son maître tout en l’imitant pour ensuite se mettre dans la recherche de son propre chemin.

 

Le plastique des sujets de tableaux de cet artiste suggère un vouloir. Celui de mettre devant les yeux humains des formes et gestes vernaculaires mais ici mis dans un contexte particulier. Il s’agit des hommes et femmes réalisés sur fond d’une palette chaude où les intrigues ne se laissent pas facilement déceler via les regards, formes et mouvements physiques réalistes et abstraits qu’exécutent ces sujets.

 

Mais en faisant un parallélisme avec les origines de cet artiste les avertis constateront que l’artiste s’attable sur la situation historique, politique et sociale de son pays. Il y résulte un discours basé sur l’état de lieu de la vie de sa terre natale. Pas seulement dans l’optique de constat mais aussi dans un axe tourné vers la dénonciation et la proposition implicite des solutions face aux méandres qui gangrènent son pays depuis la colonisation et après cette période.

 

Techniquement, son travail est une ode composée de plusieurs éléments utilisés dans son domaine dont la peinture. Il est collagiste parce que ses toiles, en dehors de la traditionnelle peinture, sont aussi composées des fils collés. Un artifice lui permettant d’esquisser des mouvements et d’imprimer des reliefs sur ses sujets.

 

Avec ce fil, élément éminemment symbolique dans ce contexte, il traite aussi un sujet centenaire. Le sujet concernant l’esclavage : « Le style que je travaille aujourd’hui, je l’ai nommé Racine et fil. Au de-là de l’aspect visuel, le terme racine vient du fait que je m’inspire beaucoup de l’époque coloniale. Le fil symbolise alors une sorte de prison dans laquelle nous vivons tous, finalement. Nous sommes tous prisonniers de quelque chose, esclave de quelque chose ».

 

Avec cet aspect des choses, il est à constater que ce travail en somme est un questionnement sur le principe de la liberté. Victime, coupable ou complice, il peint l’image d’un homme contraint par les éléments qui l’entourent. Des personnages, comme dit ci-haut, s’il parvient parfois à danser avec ses chaines, ne parvient jamais à les briser totalement.

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