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Ces hommes et femmes qui font l'art contemporain africain 1
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Ces hommes et femmes qui font l’art contemporain africain

La petite foire devenue grande, Akaa, a accueilli pour sa quatrième édition, sur le thème de la ville, un vaste public, mais aussi des collectionneurs et institutions, dénombrant quelque 16 000 visiteurs passés par le Carreau du Temple à Paris entre les 8 et 11 novembre. Pour ceux qui n’ont pu y découvrir les talents nouveaux et confirmés venus du continent africain, telle la star du week-end dernier, la Sud-Africaine Zanehe Muholi, et des diasporas, voici quelques coups de cœur en images auxquels s’ajoutent le jeune Ousmane Niang exposé par la galerie Atiss, Maurice Mbikayi chez Artco, avec ses étonnantes performances, et chez le même galeriste, les travaux de Saïdou Dicko. aux côtés de l’incontournable photographe Gideon Mendel. Mais encore Adrien Bitibaly chez Ycos Project, qui exposait aussi Antoine Tempé ou encore chez Claire Corcia, le Camerounais Moustapha Baïdi Oumarou…Un petit tour virtuel sur le site d’Also Known as Africa permettra aux absents de mesurer la variété et la créativité de cette édition et d’identifier les galeries pour suivre ces talents à la trace…

Par Valérie MARIN / Lepoint

Journées d’Art Contemporain de Carthage 2019 (JACC) : «Les galeries à l’œuvre» 2
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Journées d’Art Contemporain de Carthage 2019 (JACC) : «Les galeries à l’œuvre»

Au hall central de la Cité de la culture à Tunis, est installé un coin d’exposition pour les galeristes étrangers présents aux Journées d’art contemporain de Carthage 2019 (Jacc).


Sur cet espace baptisé «Les galeries à l’œuvre» se trouvait le stand de l’Ivoirien Ghislain Okoua, responsable de «5 Mondes Gallery». Ce jeune, galeriste basé à Abidjan, a déclaré que sa participation aux Jacc «constitue la première dans un pays arabe». Il compte sur sa présence en Tunisie pour «élargir mon réseau, en faisant connaissance du monde de l’art dans le pays, des artistes et des galeristes présents aux Journées». Le galeriste est tourné vers la diffusion de «l’art contemporain africain, spécialement sur le marché local».
Sur le stand de «Kelimat Galeri» de Turquie, la fille du galeriste parle d’une grande galerie vieille de 35 ans, initialement basée en Syrie. Actuellement, le siège de la galerie est en Turquie après avoir délocalisé à Istanbul, dit-elle. Plusieurs expositions se tiennent dans cette importante galerie de la capitale turque que son père «œuvre afin qu’elles soient un pont d’échange artistique entre artistes du monde arabe et ceux de la Turquie».
«Les galeries à l’œuvre» propose l’Art contemporain sous différents regards en présence d’autres galeristes du Danemark (Hollufgard Artist Residence Skulpturpark), de Libye (Galerie Eskender Arts), du Soudan (Galerie Dara Art), du Maroc (Galerie 86) et du Qatar (Katara Art Center).
Un grand bazar d’art s’est installé, samedi soir, dans les divers espaces ouverts de la Cité de la culture qui accueille, du 16 au 22 novembre, la 2e édition des Jacc. Une variété assez déroutante d’œuvres et d’expositions s’ajoutaient aux diverses activités en cours dans la cité, qui accueillait la clôture de la première édition du Festival national du théâtre tunisien.
Au sous-sol, dans le hall central de la Cité, est visible «Le national à l’œuvre», une exposition de 75 œuvres nées après la révolution par des artistes tunisiens et acquises par l’Etat. D’après le programme général, les œuvres exposées sont prêtées au Fonds national du ministère des Affaires culturelles.
Sous une tente improvisée pour l’occasion, sur la place des théâtres, se tient «L’international à l’œuvre», exposition d’art contemporain proposant les créations d’artistes de 16 nationalités, dont 21 sont des étrangers et 31 sont tunisiens.
Les organisateurs annonçaient que l’Art Contemporain et ses horizons multiples seraient au cœur de cette édition. Dessins, gravures, peinture, sculpture, photo, installations, art graphique, street art et mapping sont visibles dans les deux expositions où la peinture tient la première place par rapport aux autres formes d’art.
La participation à cette seconde édition des Jacc est de 7 galeries étrangères, 6 galeries tunisiennes, avec un programme spécial dans deux régions, 15 artistes tunisiens et 26 artistes étrangers. Un maximum de trois artistes est à noter pour chaque pays participant, à savoir l’Allemagne, le Sultanat d’Oman, la Syrie, le Koweït, le Soudan, le Qatar, l’Italie, la Libye, la Palestine, l’Irak, l’Algérie, l’Egypte et le Maroc.

La semaine des Jacc dans la capitale
Performances, projections et spectacles seront au programme de cette manifestation annuelle initiée par le ministère des Affaires culturelles. Les Jacc se tiennent en partenariat entre le ministère et l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle (Amvppc). Les activités dans la capitale sont réparties entre la Cité de la culture, le Musée du Bardo, le Palais El Abdellia, Ennejma Ezzahra, ainsi que dans huit centres culturels d’ambassades accréditées en Tunisie.
Le musée du Bardo abritera une exposition intitulée «Dessin et gravure à l’œuvre» dont le vernissage a eu lieu dimanche, 17 novembre.
Les créations de plus de 30 artistes tunisiens seront visibles dans cette exposition dédiée aux différentes expressions artistiques.
En banlieue nord de Tunis, le Palais El Abdellia (à La Marsa), abritera l’exposition «L’affiche à l’œuvre» dont le vernissage est prévu aujourd’hui lundi 18 novembre (17h30).
Cette exposition est dédiée aux affiches des expositions d’art plastique, illustrant la variété des démarches créatives et mettant en lumière l’époustouflante inventivité de la culture de l’affiche. Elle sera marquée par la présentation de 87 affiches d’exposition nationales, d’arts plastiques (dessins, gravures, peintures, sculptures, photos…) ayant eu lieu dans différentes galeries entre 1972 et 2018.
A Sidi Bou Saïd, le Palais Ennejma Ezzahra abritera, demain mardi 19 novembre (9h30), un panel de discussion autour de «L’Art contemporain au prisme de l’interdisciplinarité», un thème déjà débattu à Kasserine et à Tataouine. Il verra la participation de six conférenciers d’Algérie, du Sénégal et de France, entre artistes, historiens de l’art, critiques d’art, commissaires d’exposition et galeristes. Sur le même thème, deux débats sont prévus jeudi 20 novembre à Ennejma Ezzahra et à la Cité de la culture.
Le festival se déroule aussi à Kasserine, Sbeïtla et Tataouine. Des workshops autour de la thématique «Le street art et l’art du Graffitti & les nouvelles technologies au service du patrimoine» ont eu lieu à Tataouine (28 octobre-6 novembre) et à Kasserine (1er-10 novembre).
Des spectacles, des performances artistiques et un hommage à 10 artistes tunisiens sont au menu de la cérémonie de clôture des Jacc 2019, vendredi 22 novembre (17h00) à la Cité de la culture.

Par LaPresse.tn

L’art contemporain africain en plein boom, les prix s’envolent 3
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L’art contemporain africain en plein boom, les prix s’envolent

Il y a eu Tutu, la «Mona Lisa africaine» vendue l’an dernier à 2,1 M$. Puis mi-octobre, pour 1,8 M$, Christine, autre portrait du célèbre peintre nigérian Ben Enwonwu: deux records pour le «père» du modernisme africain, à l’image d’un marché de l’art nigérian en pleine effervescence.

Falonne Mambu : "je peins les femmes toutes nues car c’est mon histoire" 4
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Falonne Mambu : “je peins les femmes toutes nues car c’est mon histoire”



Au nom de la réputation et de la peur du jugement des autres, beaucoup de cas de violences sexuelles restent méconnus à Kinshasa. Pourtant des vies sont détruites, des rêves des jeunes filles brisés chaque jour… Falonne Mambu fait partie de ces femmes courageuses qui ont décidé de braver la honte pour combattre autrement les violences sexuelles.

Falonne n’avait que 11 ans quand pour la première elle a été victime d’un viol. Je vous laisse découvrir cette jeune fille qui se sert de la peinture pour combattre les violences faites aux femmes. Dans les lignes qui suivent, elle raconte son histoire.

Violée à tour de rôle

Je vivais chez ma tante, car c’est elle qui m’a élevée après la mort de ma mère. Son fils avait des amis qui venaient souvent à la maison. Un jour, alors qu’on m’avait envoyée acheter quelque chose, je rencontre l’un d’eux (celui qui venait souvent à la maison) et il m’appelle. Par politesse je m’approche de lui. Il demande de prendre pour lui une chaise dans la parcelle voisine. Je m’en vais prendre la chaise, mais tout d’un coup il me saisit brutalement. Là, il y avait deux autres garçons que je ne connais pas et que je n’ai jamais vus… je crie, malheureusement personne ne m’entend !

Ils m’ont frappée et déshabillée de force. Pendant que l’un est en train d’abuser de moi, les deux autres me tiennent fortement en respect et me frappent pour que je cesse de crier. Le premier passe, puis le deuxième, ensuite le troisième, et je n’ai plus de force. Même pas de bouger. Après avoir eu ce qu’ils cherchaient, ils m’ont laissée là à demi-morte, saignant…

«  N’en parle à personne ! »

Je me suis évanouie et ne m’en suis rendue compte que quand ma tante m’a conduite à l’hôpital. Elle est très affectée, mais pense préserver ma réputation. « Ne dis à personne ce qui t’est arrivé », me conseille-t-elle. Je décide d’obtempérer. Pendant ce temps, mon secret me ronge de l’intérieur au point de me rendre malade. Dans cet état, je ne peux plus sortir : j’ai arrêté l’école durant deux longues années. Déjà, je suis orpheline de mère et je ne connais pas mon père. Et voilà que je me fais violer atrocement. Qu’ai-je fais au bon Dieu pour vivre ça !  

Le nouveau départ

Des années plus tard, après un parcours entre la rue, la mendicité et un voyage couronné  d’un autre viol à Brazzaville, je décide de revenir chez ma tante qui est à Matadi.

Je n’avais pas d’argent pour y aller, mais j’ai dû voler quelques billets de francs congolais. Ne m’en tenez pas rigueur ! Je suis allée à Matadi et j’ai repris le chemin de l’école, jusqu’à ce qu’à décrocher mon diplôme d’Etat (bac). Ce n’est qu’après que j’ai retrouvé mon père à Kinshasa. Je me suis fait inscrire à l’Académie des Beaux-Arts.

La peinture, une thérapie

Si aujourd’hui je parle de moi, c’est parce que la peinture est ma thérapie. Je peins les femmes toutes nues parce que c’est mon histoire. L’histoire d’une femme brisée et détruite. L’histoire de la honte et du silence. Depuis l’année 2017, j’ai décidé de briser ce silence pour dire non à toute forme de violences que subit la femme dans notre société. J’accepte de raconter ma honte pour faire la force des autres.

Aujourd’hui je fais de cette sombre histoire ma force et celle de toutes les femmes victimes de violences sexuelles. A travers mes tableaux, j’encourage les femmes à dénoncer ce mal, car je ne souhaite cette expérience à personne. Je ne veux pas que d’autres filles subissent le même sort que moi.

Joëlle Botamba / Habarirdc
Ph. Dr Tiers



Segou’Art 2019 : JoyceNath Tshamala participe au salon d’art contemporain au Mali 5
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A la rencontre de Mounou Koffi Désiré 10
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A la rencontre de Mounou Koffi Désiré